L'Amérique Centrale

09 avril 2018

BILAN FINANCIER

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 Jean-Luc a enfin fini de faire le bilan des dépenses occasionnées pour ce voyage. Il a séparé les dépenses en fonction des pays d'une part et des différentes sortes de dépenses. La moyenne a été faite pour une personne et par jour.

Logements   Costa Rica    8.80 €

                    Nicaragua    7.37  €

                    El Salvador   5.77 €           

                    Honduras     9.52 €

                    Panama       6.97 €

   Moyenne des logements      7.68 € /pers /jour

 Alimentation en comptant les restaurants, les boissons, les achats en épicerie, les petits déjeuners, les glaces....

                  Costa Rica    13.18 €

                 Nicaragua       9.21  €

                 El Salvador    11.68 €              

                 Honduras      10.47 €

                 Panama         7.38 €

 Moyenne de la nourriture     10.38 € /pers /jour

Transports sur place qui comprend les bus, les taxis, et les bateaux. La moyenne parait basse, car on ne se déplaçait pas tous les jours, ou c'était des petits trajets. Il aurait fallu faire un comparatif en fonction des Km parcourus, mais je n'ai pas eu le courage de le calculer.

                Costa Rica     2.67 €

                Nicaragua      3.58  €   

               El Salvador     3.75  €             

                Honduras      3.00  €

                Panama        6.21  € 

Moyenne des transports        3.84 € /pers /jour

Moyennes pour le quotidien, c'est à dire, les logements, la nourriture et les déplacements

              Costa Rica      24.65 €

               Nicaragua      20.16 €

               El Salvador    21.20 €              

              Honduras      18.25 €

              Panama        20.56 €

Moyenne générale des dépenses quotidiennes    21.54 € /pers/jour

Visites et activités  Entrées de parcs nationaux, sorties en bateaux, ascension payante de certains volcans, visite de ruines ou de musées. Pas de moyenne par pays car tres différent d'un pays à l'autre.  En moyenne au total on a dépensé  378 € /pers

 Taxes des frontières  On a passé 8 frontières       49 € /pers

TOTAL des dépenses du voyage  

Si on compte le prix du billet d'avion Aller Retour (470 E /pers), le TGV pour rejoindre Paris, et le covoiturage au retour nous avons dépensé environ 5000 € à nous deux. soit 2500 € par personne et comme on a voyagé 88 jours, cela fait une moyenne de

                           28 € /pers /jour        

  

 Et pour terminer ce blog, voici un tableau récapitulatif des 6 pays d'Amérique Centrale et du MexiqueTableau Amérique Centrale040

 

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20 mars 2018

CONCLUSIONS ou notre vision personnelle... N°5

            LES  PRIX

        Il faut bien reconnaître que l'Amérique Centrale est une région du monde plus chère que de nombreux pays d'Asie. Le Panama et le Costa Rica sont les gagnants en matière de prix. Tout est plus cher que dans les autres pays. Cependant on arrive à faire une moyenne de dépenses pas trop excessive. Hôtels, restaurants, ça va encore, mais ce qui est très onéreux, ce sont les diverses activités ou les entrées de parc, avec parfois obligation de prendre un guide, et là, la note est salée...

   Le bilan de nos dépenses n'a pas encore été fait. C'est le boulot de JL, il a tout noté sur un petit carnet illisible pour moi... Je le rajouterai à ce blog quand il sera fini.

          LE TRAJET EFFECTUE

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    Au début on ne pensait pas aller au Panama, sans doute pas assez de temps. C'est très difficile de prévoir à l'avance. Parfois on rajoute un endroit, ou au contraire on en enlève un. C'est ça qui est génial, c'est l'aventure, on ne sait pas d'avance où on sera dans deux jours. Toujours est il que, une fois à Cahuita au Costa Rica, étant tout près du Panama, on n'a pas hésité à y aller. 

  Voici les trajets effectuées dans chacun des pays

Costa Rica      On y est passé 3 fois

Costa Rica

Nicaragua         Passé 2 fois

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 El Salvador

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Honduras

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Panama     On a fait qu'un tout petit bout de ce pays, à l'extrème ouest. Seulement deux endroits, Bocas del Toro et Boquete avec son volcan, Le Baru. 

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Guatemala (et Belize)     Je rajoute le trajet du Guatemala fait l'année dernière, car ce pays fait partie de l'Amérique Centrale.

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18 mars 2018

CONCLUSIONS ou notre vision personnelle... N°4

       ECOLOGIE ET PROPRETE

Le Costa Rica.  Pays très propre. Des poubelles sont installées dans tous les lieux publics, même dans les bus. Cependant, ils ne connaissent pas encore le tri, tout est mis dans la même poubelle, comme chez nous il n'y a pas si longtemps... Mais, ils sont en bonne voie.

Guatemala, El Salvador et Honduras. Pays très sales, sauf dans les lieux très touristiques (Antigua, Copan, Playa El Tunco) Les gens jettent tout n'importe où. Peu importe qu'on soit dans un lieu public, gare, bus, rue. On a  souvent vu les gens jeter papiers, épluchures, canettes ou bouteilles en plastique par la fenêtre des bus. Ce n'est pas grave même si ça tombe sur quelqu'un... Si c'est trop gros, on met ça à ses pieds, pas gênant... Dans les rues c'est pareil, tout est jeté. Après les marchés, les déchets sont rassemblés parfois en un tas, qui peut rester plusieurs jours avant que ce soit évacué, et où? Peut être dans le ravin un peu plus loin...

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Le Nicaragua.    C'est la même chose que les pays cités plus haut, les gens jettent tout. Quelques efforts sont faits dans certaines régions. On a trouvé le coin de Somoto et d'Esteli beaucoup plus propres que le reste du pays. Les rues en villes étaient bien nettes, sans aucun déchets par ci, par là, comme ailleurs...    

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Le Panama.  Assez sale aussi, enfin, dans les régions qu'on connait. A Bocas del Toro qui est pourtant un lieu très touristique, on peut trouver de superbes maisons, et pas loin, des taudis avec tout ce qui s'ensuit...

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 Remarques :   Dans tous ces pays d'Amérique Centrale, les canalisations n'étant pas suffisamment grosses, il est interdit de jeter le papier hygiénique dans la cuvette des toilettes. Il y a toujours une poubelle avec un sac plastique pour se débarrasser de cette chose encombrante... Dans les "banos" publics parfois ça déborde. Et après, où vont ils jeter ces plastiques plein de papiers?

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 mars 2018

CONCLUSIONS ou notre vision personnelle... N°3

           LES HABITATIONS ET LES HOTELS

   La première chose qu'on a remarquée au Costa Rica, et c'est pareil dans les autres pays, les maisons sont basses, il y rarement des étages, sauf bien sûr dans les grandes villes. Dans ces dernières, on voit quelques immeubles, mais pas très hauts, pas de tours... Une chose aussi qu'on observe partout, et surtout dans ces deux pays qu'on dit "dangereux", le Salvador et le Honduras, les maisons sont fermées avec de grosses grilles, et il y a souvent des barbelés sur les murs. Dans les villes très touristiques, on ne voit pas ça. Dans certaines campagnes, notamment en bord de rivières, les gens sont pauvres et habitent dans des maisons de fortune.

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         Aucun problème pour nous, pour se loger. On trouve toutes sortes d'hôtels, allant du simple petit hôtel de base pas cher, jusqu'au lodge hors de prix... Deux fois on s'est trouvé dans un hôtel de passe où il fallait payer à l'heure. Il y a aussi beaucoup de Airbnb, mais pour ça on est obligé de réserver. Pour nous, jamais de réservation, c'est astreignant, et on ne peut pas changer d'avis au dernier moment, il faut vraiment décider de son trajet à l'avance. Donc, on essaie d'arriver en début d'après-midi dans chaque nouveau lieu, et on cherche un "hôtel economico".

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     On a toujours trouvé des hôtels à moins de 25$ pour nous deux ( moyenne 20$). Evidemment ce n'est pas le grand standing, mais c'est toujours propre, et on a les serviettes de toilette. Voici les quelques inconvénients des "bas prix" qui ne nous dérangent pas.   Parfois pas de fenêtre, mais ça peut être un avantage, on n'entend pas les bruits de la rue. Les murs et le sol ont souvent besoin d'un "relooking ". Pas de clim, mais des ventilateurs, ça nous convient très bien car on n'aime pas la clim. La salle de bain et les WC peuvent être à l'exterieur, donc partagés avec d'autres clients. La plupart du temps pas d'eau chaude, mais qu'importe puisqu'il fait chaud, l'eau froide nous fait du bien, et on s'y habitue vite.

     Voici un texte de notre ami Christian, pris sur son blog, qui retrace exactement ce que je faisais lors de mes douches froides. Jean-Luc, quant à lui, se jetait directement sous le jet sans aucune précaution. "Quand il faut y aller,on y va, sans réfléchir"

       A la casa romano les douches sont froides, un vrai plaisir avec un peu de technique : on tourne le robinet, on s'asperge de loin quelques morceaux choisis, sous les bras par exemple et le visage. On fait le timide, on râle, on n'ose pas trop s'approcher, bref on se saisit un peu comme lorsque l'on se baigne en France. Deuxième étape, on se savonne et là plus le choix, c'est l'heure de vérité, il faut se rincer, on s'avance de plus en plus, le plus dur c'est la nuque et le dos et hop on est dessous. C'est rafraîchissant quand on a eu chaud toute la journée, on y prend goût ou presque, ça dépend des gens, le plaisir n'est pas complètement partagé par le reste de la famille. À la fin c'est tellement bon qu'on est content de sa douche . On rêve à la prochaine comme on rêve l'été du prochain bain de mer. 

PC290821         Les chambres peuvent être petites, et pas beaucoup de place pour nos sacs. Mais on a parfois trouvé des grandes chambres, même avec 2 grands lits, super! Et les avantages direz vous, d'aller dans des hôtels économiques... le prix bien sûr, mais aussi moins de touristes, on est plus avec les locaux, on n'entend pas parler anglais autour de nous, mais seulement espagnol. Une chose est sûre c'est que dans tous ces hôtels, chers ou pas, il y a toujours la WIFI. Certes, la connexion n'est pas tout le temps bonne dans la chambre, il faut parfois aller dans la salle d'accueil où il y a la plupart du temps un fauteuil. Parfois il y a une cuisine commune où on peut préparer son repas, nous l'avons utilisée une dizaine de fois. Nous préférions aller au restaurant, et ne pas perdre de temps à faire des courses et à cuisiner.

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13 mars 2018

CONCLUSIONS ou notre vision personnelle... N°2

      LES TRANSPORTS EN BUS

   Une grande partie de notre temps s'est passé dans les bus. On en a pris une centaine cette année en partageant le quotidien des locaux. Je voudrais vous montrer les quelques différences d'un pays à l'autre.

     Au Costa Rica et Panama

     Les bus sont très confortables sauf peut être dans certains coins reculés. On paye directement au chauffeur ou à l'avance dans un guichet.  Les clients montent ou descendent tranquillement. Le bus s'arrête en général à un arrêt bus ou parada. Il n'y a jamais de marchands ambulants, certains essaient de vendre depuis l'extèrieur du bus. Les gros bagages sont toujours bien rangés dans la soute.

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   Au Nicaragua, El Salvador et Guatemala

    Ce sont des bus très colorés, souvent des anciens bus scolaires jaunes américains. Ils ne sont pas toujours bien confortables, ce sont parfois des casse- culs... Souvent vieux, surtout à l'intérieur. Au Guatemala on en a vu avec le sol percé tant il était rouillé.

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                                           Bus du Nicaragua

 

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                         Bus du El Salvador

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                              Bus du Guatemala     

     Il y a toujours deux personnes, le chauffeur et son acolyte qui fait rentrer et sortir les clients en les poussant ou les tirant pour que ça aille plus vite. Ils sont continuellement pressés. Entre deux arrêts, il fait payer les gens. Il doit se rappeler ceux qui ont déjà payé, je me demande encore comment ils font. Ici, pas de parada, les gens descendent où ils veulent, parfois à 200m de distance. Donc, le bus s'arrete tout le temps. Dans les villes ou villages, dès que le bus s'arrete, des vendeurs s'engouffrent à l'intérieur en se bousculant pour vendre leurs marchandises en tout genre. Parfois on a droit à la lecture d'un passage d'Evangile et à la Bonne Parole, ou une demande d'aide pour quelqu'un de malade, ou tout autre chose, un clown vient pour faire rire les voyageurs.

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     Ces bus sont archis pleins. Il est écrit le nombre de places assises et presqu'autant debout. Parfois on peut rester debout bien longtemps, mais on espère toujours que la personne près de soi va s'en aller. Non, ce n'est pas pour le moment! Et quand elle se lève, il y a bousculade, on joue des coudes pour arriver le premier sur le siège. Au Guatemala, sur les sièges pour une personne, on en met 2, et pour ceux pour 2 personnes on en met 3... Il ne faut pas être trop gros.( Ce n'est d'ailleurs pas le cas des Guatemaltèques, à côté des autres pays)

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     La plupart du temps, nos gros sacs sont casés au fond du bus, ou sur le toit. En plus des énormes sacs de riz, de maïs, de légumes ou autre qui encombrent l'allée du bus, il y a parfois des animaux. On a vu un homme caressant tendrement son coq, un autre avec son lapin, ou bien encore un gros carton avec des poussins. Il y a du monde dans ces bus, mais le plus gênant, du moins pour moi, ce fut la musique forte, trop forte,  répétitive et moche. C'est parfois odieux, et j'ai du à plusieurs reprises me boucher les oreilles.

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     Au Honduras

     Beaucoup de minibus et des vans, car les routes sont assez mauvaises, pleine de nids de poule. Il y a aussi de gros bus très confortables de différentes compagnies, mais ils ne font que des grands trajets. Les vans sont souvent bondés, on est alors super serrés, alors que les bus peuvent être vides. Ce fut le cas pour nous entre El Trujillo et La Ceiba où nous n'étions que 4... Avant d'entrer dans les bus de grosses compagnies, on nous fouille sacs et corps. Le chauffeur est le plus souvent seul, et fait payer à la fin du trajet.

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 Je viens de trouver ce texte écrit par un voyageur qui retrace exactement ce qu'on a ressenti. Si vous avez du temps, lisez le.

      "La gare routière est l 'endroit le plus bruyant que j' ai vu. Les gens qui y passent - pour quelques heures ou minutes - ne se font pas discrets. Il y a d´abord les nombreux bus, prêts a partir, ou prêts a se garer après leur trajet, qui klaxonnent dans tous les sens pour indiquer leur trajectoire. Il y a ensuite ceux qui aident les chauffeurs de bus, ce sont eux qui nous font payer une fois montés a bord. Ces messieurs (nous n 'avons jamais vu de femmes), quand ils sont à l 'arrêt, doivent trouver le temps long. Ils crient a tue tête la prochaine destination de leur bus, comme s' ils voulaient séduire les voyageurs aux alentours. Tiens, le gars qui crie Managua, il a une belle voix, et si on y allait ?

     Enfin il y a les marchands ambulants. Les plus jeunes ont 6 ou 7 ans, les plus vieux dis fois plus. Ils se promènent avec un panier sur la tête ou a la main, en criant le plus fort possible son contenu, et parfois son prix. Vous avez oublié vos pommes ? vos serviettes en éponge ? vos sucreries a la noix de coco ? Aux cacahuètes ? votre choux au vinaigre ? votre poulet ? Des Mr Freeze improvisés dans un sachet plastique ? vos tomates ? Un coca ou un jus d´orange ? Des beignets au fromage ? A l 'ananas ? Pas de panique, ici, vous trouverez de tout, il suffit de comprendre ce que crient ces braves gens, en sueur, et de tendre un "cordobito" (un "tout petit cordoba").

      Les odeurs ne sont pas tristes non plus. Par contre elles sont plus difficiles à décrire. Imaginez tous ces produits précédemment cités en mode "pourrissage" et vous obtiendrez un aperçu de l' odeur d 'une gare routière.
Vous vous faufilez entre les bus, des messieurs vont forcement venir vers vous pour vous proposer 1001 directions, plus ou moins éloignées de votre objectif principal. Ça y est, il est la, le bus pour Chinandega, et il part dans 15 minutes, normal il y en a un toutes les demi heures, il faut dire que dans une gare routière, ca grouille de partout, et ca ne chôme pas.

      Vous voila dans le bus, et vous avez une place assise. La transpiration de vos cuisses inonde votre siège, mais bon, tout le monde est dans le même sac. Vous retrouvez l 'agitation de la gare des bus également à l' intérieur des bus : choux, tomates, coca, coco, serviettes, beignets, j'en passe et des meilleurs, si vous n' avez pas eu le temps avant, vous pouvez donner une piécette à ces plus ou moins jeunes vendeurs et alléger ainsi le panier de fortune qui trône sur leur tête.
       Le bus démarre. Qui dit démarrage, dit musique. Aie, la musique sort trop fort. Vous vous dites que le chauffeur va se precipiter sur le bouton du volume pour réparer son erreur et arrêter de vous casser les oreilles avec cette musique assourdissante. Que nenni... il n' en fait rien, et personne ne réagit. Tout le monde semble trouver le niveau sonore de cet engin normal. Les bébés endormis sur les épaules des parents ne bronchent pas. Tout est "normal"
       Le bus est plein. Très plein même. Il vous parait d 'ailleurs, un peu trop plein. Un petit panneau face à vous vous rassure cependant sur la securite "The safety of your children is our business". Tiens, de l 'anglais ? Ah oui, on vous a pas dit. Les bus utilisés ici sont les bus scolaires deglingués que les USA ont décidé de remplacer depuis des lustres. Ils les revendent ici. Pratique non ? Premier arrêt, vous vous dites, tous ces pauvres gens debout vont avoir plus de places quand des gens vont descendre. Mais à votre plus grande surprise, personne ne descend. J' ai loupé ma phrase. Je voulais dire, non seulement personne ne descend, mais en plus, voila 8 autres personnes qui montent. La dernière est une petite dame avec un bébé qui a à peine quelques mois. Elle lutte pour mettre son sac en haut, sur l 'étagère qui va bientôt craquer. Ni une, ni deux, vous lui proposez votre siège. Elle vous remercie d´un sourire et les grands yeux de son bébé semblent vous remercier également. Vous voila debout, parmi deux bonnes dizaines de personnes qui aurait du trouver quelque part un siège. Manque de pot, il y a pile sous votre tête.. le haut parleur. Ah ben oui, avec un volume pareil, il faut bien qu 'il y ait un peu partout des hauts parleurs.  Debout, c' est sympa, mais c' est moins sympa quand le bus ne roule pas sur une route goudronnée mais sur un chemin de terre caillouteux. Les gens dans lesquels vous butez sont compréhensifs, d' ailleurs ils ne disent rien. Une dame vous propose de vous faire un peu de place sur son siège. Manque de pot, c' est une dame d' ici, et elle est donc plutôt grosse. Malgré tout, poser une demi fesse sur ce rebord de siège vous permet de soulager votre dos quelques temps. Ensuite, ce sera aux abdos de faire leur boulot.

     Cinq arrêts plus loin, la gentille mais néanmoins grosse dame à côté de vous se lève, vous libérant ainsi davantage d' espace qu' il vous en faut. Vous invitez à votre tour une dame debout, à s' asseoir. Vous posez vos genoux sur le dossier de devant pour soulager votre dos, oubliez vos cheveux collés dans vos yeux, la peau moite et les chansons romantiques qui hurlent dans vos oreilles ("lo sientoooooooo mi amoooooor", "desolé mon amour") et vous.. vous endormez. Pas de risque de louper votre arrêt, parce qu' au moment de payer vous avez demandé au mec qui s' occupe de ça de vous avertir quand vous serez arrivés. Ben oui, vous, vous ne connaissez pas, ici. Quand vous vous réveillez, le soleil a déjà bien entamé sa descente. Ce n´est plus une dame mais un monsieur qui est assis à côté de vous. Les enfants qui se retournent pour vous observer ne sont plus les mêmes. Vous demandez a votre voisin dans combien de temps on arrive à Chinandega. Chinandega ? répond il en rigolant, mais c' est passé depuis un moment !
Ah ben oui... le mec vous a oublié. Il va vous falloir sortir de ce bus au plus vite, en prendre un dans l' autre sens jusqu' à votre destination finale. Repayer le trajet, ce qui n´est pas très grave, et s' accrocher aux barres multicolores parce que sans aucun doute, vous serez debout, ce qui au final n' est pas très grave non plus. Vous avertissez le jeune homme qui vous a oublié. Il se marre. Ben oui, au final, c' est un peu chiant pour vous mais rien n' est grave !"

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12 mars 2018

CONCLUSIONS ou notre vision personnelle de l'Amérique Centrale N°1

   Ce voyage nous a permis de mieux connaître ces pays d'Amerique Centrale dont on ne connait que les noms. Maintenant, on est à même d'en parler, mais bien sûr on ne sait pas tout. Ils se ressemblent tous par certains côtés, mais il y a quelques différences que je vais essayer de vous transmettre. J'y joindrai des notifications sur le Guatemala qu'on a visité l'année dernière.

        CLIMAT ET PAYSAGES

L'Amérique Centrale peut être divisée en 3 parties longitudinales

   - Les Caraïbes: Il y pleut souvent, d'où paysage de forêt tropicale humide, énormément de plantations de palmiers à huile et de bananiers. Beaucoup de mangrove en bord de mer, et quelques belles plages. Seules les îles sont plus ensoleillées et sont donc très touristiques.

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    - Le Centre: Humide également, du à l'altitude, et souvent très venteux. De nombreux massif montagneux et volcaniques avec des forêts tropicales humides qui sont souvent aménagées en parcs pour satisfaire les nombreux touristes ( sauf au Salvador et Honduras) Nombreuses exploitations de café

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   - La Côte Pacifique: Peu de pluie, région  chaude et sèche. Forêts tropicales sèches, quelques parcs et de nombreuses plages plus ou moins touristiques.

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       POPULATION ET SECURITE

     Dans tous ces pays, les gens sont extrêmement gentils, attentionnés, prêts à t'aider quand ils te voient dans l'embarras, souvent souriants, amusés quand on n'arrive pas à s'exprimer en espagnol. Dans aucun endroit, même au El Salvador et au Honduras, on a eu une inquiétude quelconque. On se promenait partout, librement, sans crainte sauf la nuit au delà de 21h. Au Salvador et au Honduras, les magasins fermant dès la tombée de la nuit, c'est à dire vers 18h- 19h, on n'avait plus rien à faire dehors, et on rentrait dans notre hôtel. 

    Les gens vivent comme nous, Européens et Américains. Au Costa Rica, on voit l'influence américaine, les femmes s'habillent parfois d'une façon un peu provocante: Jupes très courtes et moulantes, épaules dénudées, seins bien en évidence, jeans complètement fendus, déchirés.... On n'a très peu vu de tenues typiques, seulement un peu au Panama et bien sûr l'année dernière au Guatemala dans certaines régions. Presque partout, les cheveux noirs des femmes sont toujours longs et attachés derrière en queue ou chignon, toujours bien coiffés. Par contre au Costa Rica, on trouve de tout : longs, cours teints, attachés ou non, mal coiffés.. Au Salvador et Honduras, les hommes ont souvent les cheveux rasés très haut dans la nuque.

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    les bébés sont toujours portés dans les bras, enroulés dans une couverture. Pas de porte bébé ni de poussettes, quoique la poussette commence à apparaître dans certaines grandes villes. L'enfant est nourri au sein pendant 2 à 3 ans, et toutes les 5 minutes...

     LA CUISINE

    Pour se nourrir, il n'y a aucun problème. Il existe différents types de restaurants. On trouve partout ( sauf dans les lieux super touristiques) des cantinas qui sont des restau très populaires, pas chers mais souvent fermés le soir. Des fast-foods, des pizzerias et parfois des restaurants chinois, mais aussi des restaurants plus chics où nous préférions aller le soir après une longue journée, car ce sont pratiquement les seuls à servir des bières... Bien sûr aussi des vendeurs de rue étaient là pour satisfaire un petit creux.

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    Dans l'ensemble on mange bien et pas trop cher. La nourriture de base est bien sûr le riz, auquel on ajoute des haricots rouges ou frijols, parfois entiers ou en purée. Le pinto gallo est le mélange des deux, riz et frijol, surtout au Nicaragua. Il y a souvent en plus des tortillas de blé ou de maïs. Pour les protéines, beaucoup de poulet, un peu de boeuf et parfois du porc. Du poisson et des crustacés en bord de mer, mais ça, c'est plus pour les touristes ( on n'en trouve pas dans les cantinas). Dans les fast-foods, des hamburgers, des cuisses de poulet pannées et grillées, et des frites. Tout plat est accompagné de sa petite salade verte, quelques rondelles de tomates et de concombre. Rarement d'autres légumes alors qu'il y en a plein sur les marchés...

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     Le plat traditionel du Costa Rica est le casado, qui peut etre au poulet, au boeuf ou autre, servi avec les ingrédients cités plus haut, et des bananes plantains frites. Celui du Salvador, ce sont les pupusas faits à base de pate à tortillas dans la quelle on ajoute une sorte de purée faite avec des légumes ou de la viande. C'est toujours accompagné d'une salade tres vinaigrée de choux et carottes et le tout mangé avec les doigts... En bord de mer on trouve aussi des ceviches de poisson ou de crevettes (aliments cuits dans le vinaigre ou citron ).  Nous, dans les restaurants chics, on mangeait souvent des salades composées, des spaghettis ou des lasagnes, ou des plats traditionnels aménagés.

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     Les boissons sont très américanisées, beaucoup se soda, de coca, de boissons bleues ou roses bizares, pas tres bonnes. Quand il y avait vraiment rien d'autre on buvait ces cochonneries... Chaque pays a sa bière traditionnelle, et elles sont toutes très bonnes. Sauf au Salvador et Honduras, on trouve des jus naturels de fruits préparés soit avec de l'eau, soit avec du lait. Très bons.

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09 mars 2018

Retour en France

   Notre avion n'étant qu'à 17h30, nous avons toute la matinée à traîner. On prend tranquillement notre petit déjeuner avant d'aller refaire un tour dans le marché, puis nous visitons le musée qui retrace l'histoire du pays. Il y a de très beaux dioramas sur les batailles.   

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      Après avoir mangé une dernière fois de la nourriture locale, en particulier un ceviche de crevettes, nous dépensons les colones qui nous restent, avant de prendre notre dernier bus pour rejoindre l'aéroport. Nous sommes très en avance, car on pensait mettre plus de temps.    

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     Le retour comme l'aller se fait avec Iberia avec une escale à Madrid. Nous sommes vraiment très mal placés, tout au fond de l'avion, juste à coté des 4 toilettes... Impossible de dormir un peu, il y a toujours un bruit de porte et de chasse d'eau, et la lumière en plein dans la figure. Puis de Paris, il faut bien rentrer à Autun. Comme nous n'avons pas pu prendre un billet de TGV, nous nous sommes reportés sur le covoiturage jusqu'à Chalon où Olivier est venu nous chercher.

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06 mars 2018

Dernière journée à Alajuela

      Ce matin nous allons nous balader dans le marché. Ce sont de vastes couloirs où tout ce qui peut se vendre est là sur des étals. Tout est mélangé. On a bien sûr les légumes, la viande, les fromages, des préparations culinaires peu appétissantes, mais aussi des habits, des souvenirs, des crêches, de la vaisselle etc... On se perd facilement dans tous ces dédales.

      Quand on rentre à l'hôtel, la patronne nous fait comprendre qu'on ne peut pas rester la journée. On lui propose de payer la deuxième nuit, mais non, soit on part, soit on paye encore pour la journée. En fait c'est un hôtel de passe. On s'en doutait bien, mais on ne pensait pas qu'il faille payer les heures de la journée. JL va donc parcourir la ville pour trouver autre chose, tant pis si c'est plus cher, pour la dernière nuit, on peut bien faire un effort. Il revient ravi, pour 5 $ de plus on a une grande chambre avec deux grands lits et le petit dejeuner. 

      Bon, comme on a mis une croix sur le Poas, il faut bien occuper la journée. On prend un bus pour aller à Ojo de Agua. C'est un petit centre aquatique avec une source qui atteint un débit de 20000 litres par minute. Cette source alimente plusieurs bassins de baignade et un lac artificiel où on peut faire du pédalo. L'eau est froide, mais une fois qu'on y est ça va. Après les eaux chaudes de Montezuma, ça nous change. On se restaure un peu avant de faire le tour du lac, on se baigne à nouveau et on rentre.

       Au retour, en marchant vers notre hôtel, on aperçoit une montagne qui est dégagée de tout nuages. C'est le volcan Poas. Il n'est pas très beau de forme, mais il y a un magnifique cratère qu'on ne verra donc pas. JL est content il a vu son 38ème volcan du voyage...

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San Jose puis Alajuela

      Dimanche 4 mars. Plus que deux jours avant de retrouver le froid de la France. Ce matin nous arpentons les rues de San Jose, mais beaucoup de boutiques sont fermées, il n'est que 9 h et nous sommes un dimanche.. Voici une belle vache colorée sur la rue piétonne, et des beaux bâtiments tels que la grande poste. L'intérieur de l'église de la Merced est très curieux, avec ses fins piliers colorés, La cathédrale possède de beaux vitraux, mais nous ne faisons pas de photos car il y a juste une messe.

      Nous décidons de partir à Alajuela, on se rapproche ainsi de l'aéroport et...du volcan Poas. Difficile de trouver un hôtel à moins de 40$, mais en cherchant bien, on trouve une chambre pour 30 $ la nuit, je précise bien, la nuit.... Il est midi, ils acceptent de nous prendre. À côté il y a un bar très bruyant, la musique trop forte avec dès boum boums insupportables. Bon, ça ne va pas durer.

     On visite la ville avec sa cathédrale et la fontaine au milieu du "parque central". Il y a foule autour de gens qui dansent sur la place, au son des musiques du pays. Un peu plus loin ce sont des jeunes qui dansent du rap en faisant plein d'acrobaties. Nous nous renseignons pour savoir si le volcan Poas est toujours fermé. Il ouvrira peut être en avril, il y aurait toujours quelques émanations de gaz. À 18h tout ferme, d'un coup tous les rideaux de fer des boutiques sont abaissés. Comme on a eu du mal à trouver un restau à midi, on pense que ça va être pire. On rentre dans la dernière épicerie ouverte pour s'acheter des fruits qu'on va manger dans la chambre. Avocat, mangue et bananes. 

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05 mars 2018

En haut du volcan Irazu

      Nous n'étions pas seuls dans la caldeira du volcan. Outre la foule de Costaricains, et de touristes, nous étions avec nos amis Christian et Catherine. Ils ont été ravis de voir un lac de cratère. On a eu beaucoup de chance, d'une part parce qu'il a fait très beau et ici à San Jose, ce n'est pas évident. Il y a très souvent des nuages sur les sommets. Et d'autre part, on vient d'apprendre qu' il n'y a pas eu toujours ce lac. 

     Le soir nous nous retrouvons tous les quatre pour un dernier moment ensemble. Nous, nous rentrons en France dans deux jours et eux continuent leur voyage encore 15 jours.

      

 

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